O Dure Mort Christine De Pisan

O Dure Mort Christine De Pisan

Christine de Pizan
(italien :
Cristina da Pizzano)
ou, dans des textes plus anciens,
Christine de Pisan

[1]
, née en 1364 à Venise et morte vers 1430 au monastère de Poissy, est une philosophe et poétesse italienne de naissance vénitienne.

Christine de Pizan est considérée comme la première femme de lettres de langue française ayant vécu de sa plume. Son érudition la distingue des écrivains de son époque, hommes ou femmes. Veuve et démunie, elle dut gagner sa vie en écrivant.

C’est une auteure prolifique, elle compose des traités de politique, de philosophie et des recueils de poésies. Elle se retire dans united nations couvent à la fin de sa vie, où elle écrit un
Ditié de Jeanne d’Arc. On lui doit, entre autres,
Cent ballades d’amant et de dame
et
La Cité des dames. Son travail majeur est accompli entre 1400 et 1418.

Biographie

[modifier
|
modifier le code]

Enfance

[modifier
|
modifier le code]

Née à Venise vers 1364, elle rejoint avec sa mère et ses deux frères
[2]

son père Thomas de Pizan (Tommaso di Benvenuto da Pizzano), médecin réputé et conférencier d’astrologie à l’université de Bologne, appelé à Paris par Charles Five en 1368
[3]
. Auparavant, son père, né à Bologne, avait été appelé à Venise ; il se fit une grande réputation par ses prédictions (comme pour beaucoup de ses « confrères », la médecine lui servait surtout de « couverture » vis-à-vis de l’Église qui interdisait toute forme de voyance).

Christine de Pizan a hérité de son père son goût pour les études, sa soif de connaissances. Homme cultivé et ouvert d’esprit, curieux des secrets de la nature et des écrits doctes, Thomas de Pizan aurait souhaité pousser plus loin l’didactics qu’il dispensait à sa fille, ayant décelé chez elle une intelligence vive. Mais les usages du temps, auxquels il devait se conformer, ne le lui permirent pas. Elle l’écrivit elle-même, plus tard, dans
La Cité des dames : «Ton pere estoit grammairien et philozophe n’estoit pas d’oppinion que femmes vaulsissent pis par sciences, ains de ce que encline te veoit aux lettres, si que tu sces, y prenoit grant plaisir. Mais l’oppinion de ta mere, qui te vouloit occuper de filasses, selon l’usage commun des femmes, fut cause de l’empeschement que ne fus, en ton enfance, plus avant boutée es sciences et plus parfont. »

Elle reçoit à la cour l’éducation donnée aux jeunes filles de la noblesse et commence à composer des pièces lyriques qui lui valent fifty’admiration et même de nombreuses demandes en mariage – quoique de son propre aveu celles-ci soient également motivées par la position de son père auprès de Charles V. La personnalité du sage roi, d’ailleurs, marquera profondément la jeune Christine, qui le fréquente quotidiennement à la cour.

Christine de Pizan parle souvent de son goût pour l’étude. Comme toutes les damoiselles d’un haut rang, elle fut sans doute très tôt initiée à la musique et à la poésie. Elle était bilingue, parlant et lisant l’italien, mais c’est en français qu’elle a écrit toutes ses œuvres. Elle savait du latin, assez pour avoir accès aux ouvrages de philosophie, d’histoire, de poésie ou de religion. Elle a reçu une éducation plus approfondie, plus vaste et plus exigeante que bien des jeunes filles de cour. Pourtant, lorsqu’elle évoque son éducation, c’est plutôt pour déplorer qu’elle n’ait pas été complète. Il semble qu’elle ait appris au sein de la famille. Elle aurait pu en demander plus, et c’est bien là ce qui lui donne tant de regrets.


Femme mariée

[modifier
|
modifier le code]

Dès qu’elle fut en âge (xv ans), son père lui choisit united nations mari, Étienne de Castel. C’était un homme savant et vertueux, frais diplômé, issu d’une famille noble de Picardie. Il bénéficiait d’un office de notaire du roi qui lui assurait un revenu régulier et qui représentait le début d’une belle carrière au service du souverain. Le mariage eut lieu au début de l’année 1380. Christine avait quinze ans, Étienne vingt-quatre. Elle a souvent raconté son bonheur et l’flirtation réciproque qui unissait le couple. Trois enfants naquirent de cette union.

Selon elle, sa vie connait une inflexion marquée à la mort de Charles Five en 1380 : la fin du protecteur de Thomas sonne aussi la fin de sa faveur à la Cour. Il n’y eut pas de disgrâce totale mais un éloignement inquiétant. Les gages de Thomas furent amoindris et versés irrégulièrement. Thomas de Pizan mourut probablement en 1387, à environ 80 ans. Ce père tant loué ne sut pas faire d’économie et laissa sa famille dans le besoin. Étienne de Castel devint le chef de famille à office entière, pouvant assurer le sort matériel de la maisonnée. Mais il meurt, victime d’une épidémie, en 1387, à Beauvais, où il faisait partie de l’entourage du roi, qui, lui aussi, tomba malade dans la même ville
[4]
. Christine de Pizan a alors trois enfants, une mère et une nièce à accuse. Dans un arrêt du iv juin 1389 concernant united nations procès intenté contre Christine de Pizan par l’archevêque de Sens et par François Chanteprime, conseillers du roi, elle est qualifiée de « damoiselle » et de « vesve (veuve) de feu yardeastward
(maître) Estienne du Castel »
[5]
. Il y a lieu de noter qu’en tant que secrétaire du roi en 1381 et 1382, Étienne signait « Ste (Stephanus) de Castel »
[6]
.


Veuve et indépendante

[modifier
|
modifier le code]

Au Moyen Âge, la veuve qui ne se remarie pas ou qui n’entre pas au couvent est regardée avec méfiance ; des soupçons d’avarice et de luxure pèsent sur elle
[seven]
. La vie et les occupations de Christine de Pizan ont été profondément modifiées par la mort de son mari. Elle a tout d’abord connu la dépression cascade un temps que nous ignorons, mais qui est probablement de plusieurs mois, voire un an. Ce deuil s’accompagne d’united nations désastre financier. Cependant, elle décide de ne pas se remarier et choisit le métier d’homme de lettres (« de femelle devins masle »). Elle travaille donc à réorganiser sa fortune et ses avoirs, elle tente de se constituer des revenus suffisants pour garder son rang social. Mais cela reste insuffisant machine son père et son époux north’ont pas laissé de patrimoine solide et de revenus garantis. Christine de Pizan nous indique que ces temps difficiles ont duré 14 ans, durant lesquels les soucis financiers, les procès, l’abattement du deuil et la santé défaillante se sont cumulés. Elle évoque ses malheurs dans
Le Livre de la Mutation de fortune, notamment les defined poursuites et procès qu’elle a dû traverser pour défendre ses intérêts. Toutefois, il convient de relativiser la gravité des maux qui 50’ont frappée, ainsi qu’elle le fait elle-même. En effet, les ressources de la famille sont difficilement évaluables, mais il est sure qu’elle n’a pas atteint la grande détresse matérielle des Parisiens pauvres de 50’époque. Le bénéfice de ses livres est également difficile à chiffrer mais il n’est pas invraisemblable de situer entre 100 et 150
livres parisis
le niveau de ses revenus, soit un niveau analogue à celui qu’elle avait connu du temps où son mari vivait et entretenait la maison. Quelques allusions confirment qu’elle a su garder son train de vie sans déchoir ; il est indéniable qu’elle a su développer des qualités de gestion.

Dans le même temps, son goût cascade le travail intellectuel la ramène vers des études approfondies : elle complète et élargit 50’éducation première qu’elle a reçue de son père et de son mari. La période 1390-1399 est le temps de l’apprentissage de son métier d’écrivaine, celui où elle acquiert la civilization et le bagage livresque dont devait faire preuve tout auteur sérieux.

Christine de Pizan date elle-même, à partir de la rencontre du livre de Boèce, en octobre 1402, le début de sa conversion à la philosophie et aux sciences. Son programme d’étude due north’a rien de traditionnel. Elle s’intéresse d’abord à fifty’Histoire, alors que cette field of study n’est pas encore considérée comme une bailiwick fondamentale dans les formations universitaires, tout en tenant une grande identify dans la civilisation laïque et politique. Elle acquiert ainsi tout un trésor d’anecdotes exemplaires dont elle se sert dans la rédaction de ses œuvres. Elle s’intéresse ensuite à la poésie savante et compose une série de pièces lyriques compilées dans
Le Livre des cent ballades
qui obtiennent un g succès. Ces pièces dans le goût alors à la mode pleurent son défunt mari et traitent de son isolement, de sa condition de femme au milieu de la cour hostile. Elle obtient des commandes et la protection de puissants comme Jean de Berry et le duc Louis
Ier

d’Orléans. Elle prend de l’balls et s’attelle à la rédaction d’écrits érudits philosophiques, politiques, moraux et même militaires. Elle s’engage parallèlement dans united nations combat en faveur des femmes et notamment de leur représentation dans la littérature. Elle s’oppose en particulier à Jean de Meung et à son
Roman de la Rose, alors l’œuvre littéraire la plus connue, copiée, lue et commentée en Europe occidentale. Elle force par son obstination et son courage 50’admiration de certains des plus grands philosophes de son temps tels Jean de Gerson et Eustache Deschamps qui lui apporteront leur appui dans ce combat.

Christine de Pizan prend également soin de conserver toutes les relations qu’elle avait à la Cour et parmi les gens du roi qui avaient été collègues de son mari ; cette activité mondaine a préparé son succès. Elle a conquis une place dans le monde des courtisans, des savants, des hommes cultivés et des gens de pouvoir. Parmi les gens d’Église, il faut évoquer Jean de Gerson (1364-1429) qui a mené une carrière ecclésiastique tout en déployant une grande activité politique. Christine de Pizan le connaissait, suivait probablement ses conseils de vie et partageait ses idées politiques ; il la soutient dans la querelle sur le
Roman de la Rose
de Jean de Meung. Lors de cette querelle, elle a polémiqué avec de grands intellectuels tels que Jean de Montreuil (1354-1418), admirateur de la culture antique, et qu’on désigne souvent comme le premier humaniste français, ou encore Gontier et Pierre Col. Elle a aussi bénéficié de l’appui de Guillaume de Tignonville.

Dans la première décennie du

Fifteen
e
 siècle, Christine de Pizan est une écrivaine renommée, en France comme à l’étranger. Elle ne peut éviter les choix politiques. En 1418, au moment de la terreur bourguignonne, elle trouve refuge dans un monastère. La victoire de Jeanne d’Arc à Orléans lui redonne fifty’espoir ; elle rédige en son honneur le
Ditié de Jeanne
en 1429. Elle meurt sans doute peu de temps après.

De 1399 à 1418, avec une période particulièrement féconde entre 1400 et 1410, elle a produit une œuvre considérable, en prose et en vers. L’ensemble de ses textes touche à tous les domaines autorisés aux écrivains laïcs, donc tous, sauf la théologie. Ces ouvrages ont connu le succès du vivant de leur auteure. Christine de Pizan ne se vante pas quand elle signale le bon accueil fait à ses livres : le nombre de manuscrits l’atteste, ainsi que les diverses traductions qui en furent faites aux

Fifteen
e

et

Xvi
east
 siècles. Le nombre de manuscrits la place parmi les auteurs dont les textes ont été le mieux conservés. Le seul fait que des princes et des rois aient accepté ses œuvres et même lui aient fait commande témoigne qu’elle avait su se faire united nations nom parmi les écrivains et les savants de son époque.

Popular:   Combien De Temps Dure La Fusion De L'eau

Famille et descendance

[modifier
|
modifier le code]

Christine de Pizan et son fils

Après la mort de son mari, Christine de Pizan avait ses deux fils, sa fille, sa mère et une nièce à charge. Sa nièce se maria en 1405. Un de ses fils mourut entre 1396 et 1399. Sa fille choisit d’entrer au monastère de Poissy, united nations couvent de dominicaines qui accueillait les nobles demoiselles, les filles de princes et de grands de ce monde.

Quant à son fils, Jean de Castel
[viii]
, elle lui chercha un protecteur puissant qui le prenne à son service. Ce fut le comte de Salisbury, venu en French republic en 1396 cascade le mariage d’Isabelle de Valois, fille de Charles Half-dozen, avec le roi Richard Ii, qui emmena Jean pour être élevé avec son propre fils. Le comte était lui-même un poète et connaissait les écrits de Christine. Mais, à la suite des luttes entre les nobles anglais et le roi Richard Two, il fut mis à mort. Richard II souhaita prendre le jeune Jean de Castel à son service et invita sa mère à le rejoindre. Mais celle-ci usa de diplomatie pour faire revenir en France son fils : elle ne faisait pas confiance à united nations « déloyal ». Elle tenta de le placer auprès de Louis d’Orléans dont elle fréquentait fifty’hôtel. Finalement, c’est le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, qui le prit à son service, tout en acceptant l’offrande des œuvres de Christine et en lui attribuant en retour des dons en silvery.

Fifty’amour du savoir et de la poésie se transmirent dans la famille de Christine. Son fils, Jean de Castel due south’intégra au milieu de cour grâce au duc de Bourgogne. Cependant, quand Paris passa aux mains des Bourguignons en 1418, il fuit Paris et rejoignit le dauphin Charles à Bourges, laissant derrière lui sa femme et leurs trois enfants. C’est pendant cette séparation qu’il écrivit un long poème mêlant thèmes politiques et plainte amoureuse :
Le Pivot. Il meurt en 1425. Cependant, lorsque Charles VII retrouve sa capitale, ceux qui lui avaient été fidèles en furent récompensés. Le premier petit-fils de Christine fit ainsi carrière au service du roi. Le deuxième, Jean de Castel
[9]
, devenu moine bénédictin, fut l’auteur d’œuvres poétiques et de textes de philosophie morale et religieuse, en français et en latin. En 1461, Louis XI en fit son chroniqueur officiel.


Œuvre

[modifier
|
modifier le code]

Christine de Pizan est d’abord poétesse. Et pour cause : c’est le premier moyen de se faire remarquer en bien par les princes mécènes, car leur cour se plaît particulièrement aux jeux poétiques de la littérature courtoise. Elle chante des amours au destin malheureux, mais n’en abuse pas car elle sait que ses lecteurs préfèrent les chansons d’amours comblées. C’est par la poésie qu’elle a fondé son autorité d’écrivaine, la manière la plus efficace de se faire admettre dans le monde littéraire pour une femme de la haute société.

Ses poèmes sont organisés dans des recueils selon une trame narrative, beaucoup de ceux-ci sont tirés directement de son expérience personnelle telle
Seulette suy et seulette vueil estr. Selon Jacques Roubaud, Christine de Pizan « a sans aucun doute atteint un des sommets de 50’art de la ballade ; elle est d’une originalité formelle remarquable »
[10]
.

Elle fut également une épistolière. Elle rédigea des lettres privées et publiques, et en ajouta parfois à ses livres de addicted comme des deportment directes, dans les débats, plus ou moins destinées à la plus large improvidence. Elle utilise notamment cette méthode dans le débat sur le
Roman de la Rose, écrit par Jean de Meung ; certains considèrent son intervention comme un manifeste, sous une forme primitive, du mouvement féministe. En effet, son
Epistre au Dieu d’Amours
(1399) et son
Dit de la rose
(1402), critique de la seconde partie du
Roman de la Rose, provoquèrent des remous considérables dans l’intelligentsia de l’époque. Ce type de propos était jugé assez scandaleux à fifty’époque :

« Et jurent fort et promettent et mentent
Estre loiaulx, secrez, et puis southward’en vantent. »

Cet aspect “pré-féministe” se constate aussi dans ses œuvres didactiques et éducatives. Elle se plaît à rappeler que les femmes, parce qu’elles sont mères, exercent une fonction d’apprentissage scolaire, mais aussi d’enseignement religieux et moral, et inculquent les règles de la vie en commun au sein de la famille. Il découle de ces compétences toutes sortes de bienfaits, notamment le goût de la paix et de la concorde que les femmes peuvent ensuite répandre dans tout le corps social. Fifty’ouvrage de Christine de Pizan qui reçut le plus bel accueil dans ce domaine fut l’Epistre Othea, un texte qui se présente comme la lettre d’une déesse, Othéa, à Hector de Troie, âgé de 15 ans, afin de fifty’éduquer.

Elle élargit ensuite ses ambitions et passe des recueils de proverbes ou de recommandations à des traités approfondissant la réflexion à la fois sociale, politique et morale. Dans la première décennie du

15
e
 siècle, elle déploie une activité d’écriture étonnante par la quantité et la diversité de ses œuvres :
Le Livre du chemin de lonc estude
(1403),
Le Livre de la Mutation de Fortune
(1403),
Le Livre des fais et bonnes meurs du sage Roy Charles V
(1404),
La Cité des dames
(1405),
Le Livre des trois vertus à l’enseignement des dames
(1405),
Fifty’Advision
(1405),
Le Livre de Prudence
(1406),
Le Livre de la Prod’homie de fifty’homme
(1406),
Le Livre du Corps de Policie
(1406-1407). Ensuite, elle ralentit le rythme de sa production.

Elle a également écrit d’autres sortes d’ouvrages qui apparaissent à la limite des domaines réservés aux hommes : le militaire et le religieux. Dans le domaine militaire, elle a rédigé
Le Livre des faits d’armes et de chevalerie, cependant elle dit elle-même que beaucoup d’hommes ont trouvé qu’elle passait les bornes. Le domaine religieux lui est moins fermé. Elle rédige une
Oraison à Nostre Dame
(1402/1403), les
Quinze joyes Notre Dame
et
Les heures de contemplacion sur la Passion de Nostre Seigneur. Elle n’hésita pas not plus à s’exprimer sur la politique (Épître à la reine Isabeau).

Dénonçant 50’abaissement et le délitement du royaume durant la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, elle rédigea, au début du

Fifteen
e
 siècle à la demande du duc Philippe de Bourgogne, une œuvre magistrale et précieuse pour les historiens actuels,
Le Livre des faits et bonnes mœurs du roi Charles V le sage, biographie riche en détails sur le règne de son mentor, Charles V de France.

La plupart de ses œuvres sont conservées dans des manuscrits autographes, comme montré par les travaux de recherche de Charity Cannon Willard, Gilbert Ouy et Christine Chiliad. Reno
[11]
, ce qui est très rare cascade cette époque
[12]
.


Réception de l’œuvre de Christine de Pizan

[modifier
|
modifier le code]


Une œuvre oubliée et redécouverte

[modifier
|
modifier le code]

Christine de Pizan jouit d’une grande popularité dans le milieu de la cour à son époque
[13]
. En témoignent les manuscrits richement illustrés qui nous sont parvenus
[13]
. Mais elle ne fait pas l’unanimité parmi les clercs et les universitaires, effarouchés de voir une femme rivaliser avec eux sur le terrain même du savoir et de la philosophie. Sa réfutation des propos misogynes de Jean de Meung lui vaut de vives attaques des amis du poète
[fourteen]
, attaques par lesquelles sera égratigné Jean Gerson lorsque celui-ci critiquera à son tour le
Roman de la Rose

[fourteen]
.

La Renaissance française n’a pas oublié Christine de Pizan. Elle est couverte de lauriers par toutes sortes de poètes et d’écrivains. Plusieurs causes expliquent cette survie littéraire. Tout d’abord, il y a la mémoire entretenue par sa famille et ses amis désormais bien en cour. Enfin, jusqu’au début du

Xvi
east
 siècle, dans le milieu littéraire, les mêmes exigences esthétiques, les mêmes contraintes imposées par le mécénat, les mêmes intérêts cascade les savoirs et les arts de gouverner, ont permis la survie de son œuvre. Toutefois, les auteurs de la Renaissance relient son nom à celui de Jean de Castel et ont parfois tendance à attribuer à ce dernier les œuvres de son aïeule. De même, ils lui accordent des talents qu’elle n’avait pas (la rédaction en latin et la connaissance du grec).

Cependant on note déjà l’absence de son nom de certaines éditions imprimées publiées par fifty’éditeur parisien Antoine Vérard au début du

XVI
due east
 siècle, même si elle fait encore l’admiration de Clément Marot
[xiii]
, avant de tomber dans 50’oubli comme la plupart des auteurs médiévaux
[13]
. Une tentative de réhabilitation par Louise de Keralio reste sans lendemain
[xiii]
. Au

XIX
e
 siècle, les historiens de la littérature seront très condescendants à son égard
[13]
, et 50’opinion dédaigneuse du critique Gustave Lanson mettra pour longtemps Christine de Pizan au ban des études universitaires
[ii]

,

[15]

,

[16]

,

[note 1]
 :

« Bonne fille, bonne épouse, bonne mère, au reste un des plus authentiques bas-bleus qu’il y ait european union dans notre littérature, la première de cette insupportable lignée de femmes auteurs
[17]
. »

Au début du

XX
east
 siècle, Marie Josèphe Pinet northward’est guère plus élogieuse
[eighteen]

et il faut attendre la naissance d’united nations sentiment féministe et le désir de réhabiliter les femmes dans la littérature pour que fifty’œuvre de Christine de Pizan prenne la place qu’elle occupe dans le milieu des études littéraires depuis les années 1980.

À la fin des Temps Modernes, elle est oubliée, sans doute reléguée dans le passé désormais dévalorisé qu’est devenu le Moyen Âge. La langue française s’est transformée, celle de la fin du

XV
eastward
 siècle n’est plus très accessible en lecture directe, et surtout, les critères techniques et esthétiques ont tant changé que ses œuvres sont jugées dépassées, archaïques et obscures. Cependant, des savants se penchent sur les vieux manuscrits, les gardent, les transcrivent pour les besoins du droit, de l’histoire, de la généalogie.

La fin du

XIX
e
 siècle et les premières années du

XX
east
 siècle voient exhumés les ouvrages de Christine de Pizan et certains bénéficient même d’une édition permettant d’atteindre un public plus large que celui des érudits. Cette redécouverte s’accompagne souvent, dans l’introduction, d’une courte bibliographie. Mais elle s’accompagne aussi de jugements sur les qualités de la personne et de son œuvre. Pour de nombreux historiens de la seconde moitié du

19
e
 siècle, Christine de Pizan est surtout considérée pour ses poèmes et cascade sa loyauté envers le royaume, racine du patriotisme, vertu civique qui doit être étudiée et enseignée à tous. Elle n’est donc plus oubliée, mais ses livres sont lus à la lumière de fifty’actualité et de ses préoccupations. Toutefois, en même temps, 50’évolution de l’Histoire comme science en général, et celle de l’histoire médiévale en particulier, rendent possibles des études approfondies qui redonnent leur poids historique, plus exact et plus intéressant, à la femme et à l’œuvre.

Popular:   Mot Commencant Par L en Espagnol

À la fin du

XIX
e
 siècle et dans les débuts du siècle suivant, Christine de Pizan fit 50’objet d’une lecture sélective et parfois totalement déformée.
Son œuvre fut utilisée par les féministes qui exigèrent d’elle des idées et des attitudes impossibles à imaginer et à appliquer à son temps
[19]


[source détournée]. Elle fit aussi l’objet de récupérations nationales-conservatrices, à la suite de la défaite de 1871. Une récupération inverse fut également opérée par les républicains qui firent d’elle une incarnation des valeurs bourgeoises de la République.

Dans le même temps, en ces premières années du

XX
east
 siècle, les études en France et en Suisse déforment moins le visage de Christine de Pizan et visent à mieux comprendre ses livres en les resituant dans leur époque
[note 2]
. La voie est ouverte pour des études qui se débarrassent de ces liaisons anachroniques entre l’époque de Christine de Pizan et celle de ses historiens ou commentateurs
[notation 3]
.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance utilisa la figure de Christine de Pizan, de même que Jeanne est évoquée dans les rangs de la Résistance par les œuvres d’Aragon ou de Jules Supervielle, Christine de Pizan comme Jeanne d’Arc font fifty’unanimité par leur patriotisme : united nations parallèle est établi entre la France déchirée par la guerre de Cent Ans et le pays occupé et coupé par la ligne de démarcation ; le rappel de malheurs anciens et surmontés est une manière de garder espoir et de poursuivre la lutte
[notation 4]
.

Simone de Beauvoir et les États-Unis ont assuré la nouvelle célébrité de Christine de Pizan. Dans son essai
Le Deuxième Sexe, paru en 1949, Beauvoir relève son parcours remarquable, à travers sa querelle contre
Le Roman de la Rose (Guillaume de Lorris et Jean de Meung) :
« Pour la première fois, on voit une femme prendre la plume cascade défendre son sexe ». Aux États-Unis les implications furent considérables, et de là relancèrent en French republic l’intérêt cascade elle. Par exemple Annie Sugier, du Mouvement de libération des femmes (MLF), prit comme pseudonyme
« Annie de Pisan ». Cet engouement des Américains donna de la strength au mouvement concomitant des études de genre, à peine freiné par fifty’adhésion aux normes médiévales plutôt patriarcales de la grande écrivaine
[twenty]
.

À partir des années 1980, Christine de Pizan connaît un regain d’intérêt, mesurable par le nombre de travaux qui sont consacrés à ses livres
[21]

,

[22]
. Ce succès est soutenu par fifty’intérêt croissant porté au Moyen Âge des deux côtés de 50’Atlantique et en particulier à certaines figures féminines. De plus, la grande vague du féminisme de ces années a voulu redonner aux femmes et à leurs œuvres une place dans la culture officielle. Là, le
Livre de la Cité des Dames
prend une dimension fondamentale. Il est traduit en Français moderne en 1986 par Thérèse Moreau et Éric Hicks
[23]

et réédité en 1992 et 1996
[24]
. Le développement de la
gender history
contribua aussi au succès de Christine de Pizan.

Christine de Pizan est très valorisée sur les sites de réseautage social, notamment américains. Sur Instagram le hashtag
#depizan
renvoie à toute une faune d’objets, d’événements, de personnes, qui lui rendent hommage à leur façon : des ongles peints à son effigie en Écosse, des tatouages la montrant en Australie, son nom exposé sur des tee-shirts ou des musiques dansantes à Berlin. Sur YouTube Aude Gogny-Goubert lui a consacré un épisode de sa chaîne Virago. Par delà Cyberspace elle est aussi présente sur la plupart des médias : films, contes pour enfants, bandes dessinées, etc. Cette femme a aujourd’hui un côté populaire, capable de rassembler par son nom les engagements les plus divers
[20]
.


La question du féminisme de Christine de Pizan

[modifier
|
modifier le code]

Mathilde Laigle
[25]
, elle-même une des premières femmes modernes à entrer en compétition avec ses contemporains masculins en obtenant des diplômes universitaires, s’intéresse à la poétesse médiévale et à la question du féminisme dans son œuvre. En réponse à la thèse de William Minto,
Christine de Pisan, a Medieval Champion of Her Sex

[26]

(Christine de Pizan, champion de la cause des femmes au Moyen Âge), elle rédige dans sa monographie sur
Les Trois vertus
un chapitre sur le
« prétendu féminisme de Christine de Pizan »

[27]
. Pour elle, l’écrivaine médiévale n’est en rien
féministe
au sens moderne du terme ; elle mène un combat pour la réputation des femmes, compromise par les écrivains misogynes qui les accablent de critiques imméritées, mais ne remet pas en question la construction patriarcale et fifty’éthique de la société dans laquelle elle évolue. Mieux, elle insiste sur des valeurs qui, pour les féministes modernes, contribuent à fifty’oppression de la femme, comme la chasteté et la patience.

Selon Mathilde Laigle, le just de Pizan n’est pas de bouleverser l’ordre social : « Ce que Christine prêche, ce northward’est pas le murmure, la rébellion contre les lois ou usages établis, c’est l’énergie personnelle, l’effort constant pour parer au mal : l’éviter, si possible, l’atténuer, si on ne peut l’anéantir, ou le subir avec courage, south’il est plus fort que la volonté humaine. »
[28]
. Elle reconnait
« un embryon de féminisme »
lorsqu’elle cite ce passage de
La Cité des dames :

« Si la coustume estoit de mettre les petites filles a 50’escole, et que communément on les fist apprendre les sciences comme on fait aux filz, qu’elles apprendroient aussi parfaitement et entenderoient les subtilités de toutes les arz et sciences comme ils font. »

— Christine de Pizan

Cependant la thèse de Mathilde Laigle ne fait pas vraiment autorité, et l’intérêt pour la question du féminisme de Pizan occupe une place importante dans la critique à la fin du

XX
e
 siècle. La médiéviste Régine Pernoud, par exemple, voit en elle une féministe avant la lettre
[29]
, automobile elle attribuait l’inégalité intellectuelle entre hommes et femmes non à la nature, mais à l’éducation et aux représentations d’elles-mêmes fournies aux femmes par le discours misogyne dominant
[xxx]
. Ce thème a été largement repris par les études de genre des années 1970. De même Éliane Viennot souligne le rôle of import de Christine de Pizan dans la défense des droits des femmes à son époque
[31]

,

[32]
.

Les traits de Christine de Pizan qui séduisent les féministes sont, en général : sa dénonciation des violences masculines contre les femmes ; avec Simone de Beauvoir, elle est considérée comme la première femme écrivant pour défendre son sexe ; sa pratique du féminin cascade les noms de fonction ; certaines pensées ressemblant à ce qu’on appelle aujourd’hui la not-binarité ; son panthéon féminin avec
La Cité des dames, avec une pratique constante de la sororité, comme entre autres, son éloge de sa contemporaine Jeanne d’Arc ; sa lutte pour 50’enseignement des filles. Les traits qui pourraient l’éloigner des mouvements féministes sont, en général : une certaine pruderie supposée (et en considérant que les féministes ne le sont pas) ; son adhésion aux normes médiévales, sachant que ces normes sont aujourd’hui considérées comme étant patriarcales
[20]
.

Les historiens insistent plutôt sur la nécessité de remettre en perspective historique les écrits de Pizan : « le féminisme de Christine, femme du

XV
e
 siècle, ne pouvait se déployer que dans ce contexte »
[13]
.


Postérité

[modifier
|
modifier le lawmaking]

Plaque de l’artery Christine de Pisan à Poissy

Christine de Pisan est une des 39 convives attablées dans l’œuvre d’art contemporain
The Dinner Party
(1979) de Judy Chicago
[33]
.

Sont aussi nommés en son honneur :

  • une rose (obtenteur Vibert)
    [34]
     ;
  • de nombreuses voies : une artery à Poissy, une rue Christine-de-Pisan dans le
    17east

    arrondissement de Paris
    [35]

    ainsi qu’à Bourges, Creutzwald, Guichen, Lisses, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Médard-en-Jalles, Toulouse, Vernouillet, Villepinte, orthographiée « Christine de Pizan » à Évreux et Vitry-sur-Seine, un square à Gravelines, une allée à Bouliac, Bourg-lès-Valence, Carquefou, Montlouis-sur-Loire, Orléans, Saint-Michel-sur-Orge et Saint-Nazaire, et une impasse à Boulazac Isle Manoire, La Roche-sur-Yon et Lavoûte-sur-Loire
    [36]
     ;
  • un collège à Perthes (Seine-et-Marne) ainsi qu’un collège à Aulnay-sous-Bois
    [20]
     ;
  • une médiathèque à Poissy
    [37]

    et une bibliothèque à Vincennes
    [38]
    .
  • la promotion des conservateurs d’État des bibliothèques à 50’ENSSIB (DCB31, 2022-2023)
    [39]


Œuvres de Christine de Pisan

[modifier
|
modifier le code]

Première folio du
Chemin de longue étude
(vers 1401-1405), décoration attribuée à Anastaise.

Christine de Pisan, tirée de son lit par les trois Vertus, qui lui refusent le repos.

  • Poésies diverses :
    Cent ballades,
    Virelays,
    Balades d’estrange façon,
    Ballades de divers propos,
    Les complaintes amoureuses,
    Lays,
    Rondeaux,
    Jeux à vendre, composées entre 1399 et 1402
  • Epistre au Dieu d’amours, 1399
  • Le Débat de deux amans, c. 1400
  • Le Livre des trois jugemens, c. 1400
  • Le Livre du dit de Poissy, 1400
  • Epistre Othea, 1401
  • Epistres du Débat sur le Roman de la Rose, 1401
  • Le Dit de la rose, 1402
  • Oraison Nostre Dame, 1402-1403
  • Oraison de Nostre Seigneur, 1402-1403
  • Cent Ballades d’amant et de matriarch, 1402-1410
  • Les Complaintes amoureuses, 1402-1410
  • Le Chemin de longue estude, 1403
  • Le Dit de la pastoure, 1403
  • Le Livre de la Mutation de fortune, 1403
    [twoscore]

    ,

    [41]
  • Le Livre des Fais et bonnes meurs du sage roy Charles V, 1404
  • Epistre à Eustache Morel, 1404
  • Le Livre du Duc des vrais amants, 1404-1405
  • La Cité des dames, 1404-1405
  • Le Livre des trois vertus à l’enseignement des dames, 1405
  • Epistre à Isabelle de Bavière, 1405
  • L’Advision Christine, 1404
  • Le Livre de la Prod’homie de l’homme
    ou
    Le Livre de Prudence, 1405-1406
  • Le Livre du Corps de Policie, 1406-1407
  • Les Sept Psaumes allégorisés, 1409
  • Les Lamentations sur les maux de la France, 1410
  • Le Livre des Faits d’armes et de chevalerie, 1410
  • Le Livre de la Paix, 1412-1413
  • Epistre de la Prison de Vie Humaine, 1416-1418, dédié à Marie de Berry, duchesse de Bourbon, à la suite de la bataille d’Azincourt
    [42]
  • Les Heures de la contemplation de la Passion, 1420
  • Le Ditié de Jehanne d’Arc, 1429

Manuscrits

[modifier
|
modifier le code]

  • Chantilly, bibliothèque du musée Condé, ms. 494, Livre de la mutacion de Fortune, 1404-1405
    [43]

    ,

    [44]
  • Paris, bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 2879 / 5 (fol. 44),
    Cent proverbes moraux

    [45]

    .


Éditions

[modifier
|
modifier le lawmaking]

  • Joël Blanchard et Michel Quereuil (éd.),
    Livre des faits et bonnes moeurs du sage roi Charles Five; présentation, notes et index de Joël Blanchard ; traduction [du français moyen] de Joël Blanchard et de Michel Quereuil, Paris, Pocket, 2013, 377 p.
  • Maurice Roy (éd.),
    Œuvres poétiques de Christine de Pisan, Paris, Firmin-Didot, 1886-1896.
  • Mathilde Laigle (éd.),
    Le livre des trois vertus de Christine de Pisan et son milieu historique et littéraire, Paris, Honoré Champion, 1912.
  • Suzanne Solente (éd.),
    Le livre des Fais et bonnes meurs du sage roy Charles 5, Paris, H. Champion, 1936-1940.
  • R. H. Lucas (éd.),
    Le livre du corps de policie, Genève, Droz, 1967, 60-216 p.
  • Charity Cannon Willard (éd.),
    Le livre des trois vertus, édition critique, introduction et notes par Charity Cannon Willard, texte établi en collaboration avec Eric Hicks, Paris, Honoré Champion, 1989.
  • Gabriella Parussa (éd.),
    Epistre Othea, coll. Textes littéraires français, 517, Genève, Librairie Droz, 1999, 541 p.
  • Thérèse Moreau (éd.),
    La Cité des Dames, texte traduit par Thérèse Moreau et Éric Hicks, Stock, drove Moyen Âge, 2005.
    (ISBNtwo-234-01989-3)
  • Liliane Dulac (éd.),
    Desireuse de plus avant enquerre, actes du
    VIe

    colloque international sur Christine de Pizan, Paris, Honoré Champion, 2009.
    (ISBN978-2-7453-1852-7)
Popular:   La Distance De Freinage Est Elle Proportionnelle a La Vitesse

Bibliographie

[modifier
|
modifier le code]


Bibliographie en français

[modifier
|
modifier le code]


  • Françoise
    Autrand,
    Christine de Pizan : une femme en politique, Paris, Fayard,
    , 506p.
    (ISBN978-ii-213-63642-9, présentation en ligne)


    ,
    [présentation en ligne].
  • Blanchard, Joël, “Le Livre des faits et bonnes moeurs du sage roi Charles V de Christine de Pizan: Aristote support de l’engagement politique ?” in
    De Dante à Rubens: Fifty’artiste engagé, sous la direction de Etienne Anheim et Patrick Boucheron, Editions de la Sorbonne/Ecole française de Rome, 2020, p. 61-lxx
  • Cerquiglini-Toulet, J.,
    Christine de Pizan et le pouvoir du nom, in:
    Le Moyen Français
    75 (2014), p. 3-17.
  • Mühlethaler, J.-Cl.,
    Désir et étonnement: de l’auteur au lecteur. Émotion, écriture et lecture au temps de Christine de Pizan, in:
    Le Moyen Français
    75 (2014), p. 19-42.
  • Parussa, Yard.,
    Stratégies de légitimation du discours autorial: dialogie, dialogisme et polyphonie chez Christine de Pizan, in:
    Le Moyen Français
    75 (2014), p. 43-65.
  • Reno, Christine,
    La mémoire de Christine de Pizan dans ses manuscrits, in:
    Le Moyen Français
    75 (2014), p. 67-83.
  • Jacques Roubaud,
    La Ballade et le dirge regal
    (1997), Éd. les Belles lettres, coll. Architecture du verbe,
    (ISBNii-251-49007-eight)
  • Rose Rigaud,
    Les idées féministes de Christine de Pisan, Neuchatel, 1911.
  • Marie-Josèphe Pinet,
    Christine de Pisan. 1364-1430. Étude biographique et littéraire, Paris, Honoré Champion, 1927.
  • Susanne Solente,
    Christine de Pisan, extrait de
    L’Histoire littéraire de la France, Tome Twoscore, Paris, 1969.
  • One thousand. Albistur et D. Armogathe, « Christine de Pisan et le féminisme au XVe siècle », dans
    Histoire du féminisme français du Moyen Âge à nos jours, Artigues-près-Bordeaux, 1977, p. 53-67.
  • 1000. Favier,
    Christine de Pisan. Muse des cours souveraines, éd. Rencontre, Lausanne, 1967.
  • Régine Pernoud,
    Christine de Pisan, Calmann-Lévy, 1982.
  • Le débat sur le Roman de la Rose
    (Christine de Pisan, Jean Gerson, Jean de Montreuil, Gontier et Pierre Col), Édition critique, introduction, traductions, notes par Eric Hicks, Slatkine Reprints, Genève, 1996.
  • Sur le chemin de longue étude… Actes du colloque d’Orléans, juillet 1995, Textes réunis par Bernard Ribémont, Paris, Honoré Champion, 1998.
  • Au champ des escriptures. IIIe Colloque international sur Christine de Pisan, Lausanne, 18-22 juillet 1998, Études réunies et publiées par Eric Hicks avec la collaboration de Diego Gonzalez et Philippe Simon, Paris, Honoré Champion, 2000.
  • Simone Roux,
    Christine de Pizan. Femme de tête, matriarch de cœur, éd. Payot & Rivages, Paris, 2006.

Bibliographie en anglais

[modifier
|
modifier le code]

  • Lula McDowell Richardson,
    The Forerunners of Feminism in French Literature of the Renaissance from Christine de Pisan to Marie de Gournay, Baltimore: The Johns Hopkins Academy Press, 1929.
  • Enid McLeod,
    The Gild of the Rose : The Life and Works of Christine de Pizan, Totowa, NJ: Rowmann and Littlefield, 1976.
  • Charity Cannon Willard,
    Christine de Pizan : Her Life and Works, New York: Persea Books, 1984.
  • Charity Cannon Willard,
    Christine de Pizan as teacher, 1991.
  • Earl Jeffrey Richards (ed.),
    Reinterpreting Christine de Pizan, Athens, GA: Academy of Georgia Press, 1992.
  • Alan Farber,
    Christine de Pizan and Establishing Female Literary Authority, 2003.
  • Ripley Dore,
    Christine de Pizan : An Illuminated Phonation, 2004.
  • Bonnie Birk,
    Christine de Pizan and Biblical Wisdom : A Feminist-Theological Point of View, Milwaukee: Marquette University Press, 2005.
  • Karen Greenish, Constant Mews,
    Healing the Body Politics : The Political Idea of Christine de Pizan, Turnout, Belgium: Brepols, 2005.
  • Walters, L. J.,
    The Queen’due south Manuscript (London, British Library, Harley 4431) as a Monument to Peace, in:
    Le Moyen Français
    75 (2014), p. 85-117.

Articles

[modifier
|
modifier le code]

  • Bernard Ribémont, « Le regard de Christine de Pisan sur la jeunesse », dans
    Cahiers de recherches médiévales (XIIIe-XVe south.),
    no
     7, 2000,

    p. 225-260
    .
  • Barbara Thou. Altmann, « Christine de Pisan, Starting time Lady of the Eye Ages », in
    Contexts, ed. Kennedy, 17-30.
  • Rosalind Brown-Grant, « Christine de Pizan every bit a Defender of Women », in
    Casebook, ed. Altmann, 81-100.


Notes et références

[modifier
|
modifier le code]

Notes

[modifier
|
modifier le code]



  1. Mais ne pas conclure trop vite que Gustave Lanson n’avait aucune estime pour les écrivaines ; ainsi, dans le même ouvrage, il consacre united nations chapitre élogieux à Germaine de Staël, voir

    Histoire de la littérature française (Lanson)/Sixième partie/Livre 1/Chapitre 3

    (Wikisource).


  2. Ainsi 50’ouvrage de Rose Rigaud,
    Les Idées féministes de Christine de Pisan, 1911. Voir une critique d’époque de cet ouvrage à
    La Semaine littéraire : revue hebdomadaire, 1912-01-06, Gallica


  3. Voir également en 1927 une thèse de Marie-Josèphe Pinet,
    Christine de Pisan, 1364-1430, dont on trouve une critique à Message des Facultés catholiques de Lyon, 1929, Gallica ou à Christine de Pisan a-t-elle eu une pensée politique ? Revue historique, 1973, Gallica


  4. Poésies de Supervielle sur Jeanne d’Arc : Jules Supervielle – La Revue Critique des Idées et des Livres


Références

[modifier
|
modifier le code]



  1. Son père était Thomas de Pizzano, et non originaire de Pise.

  2. a et b

    mardi 5 juillet 2005, « Christine de Pizan, prestigieuse écrivaine du Moyen Age », par Thérèse Moreau, écrivaine



  3. «Christine de Pisan / Régine Pernoud », sur
    Gallica,

    (consulté le
    )

    .




  4. R.C. Famiglietti,
    Audouin Chauveron,
    t. ii (2015), p. 260-261.






  5. R.C. Famiglietti,
    Audouin Chauveron,
    t. ii (2015), p. 261.






  6. A. Thomas, «Jean Castel »,
    Romania,‎ 1892, p. 274 north.3.





  7. «Christine de Pizan – Femme de lettres du Moyen Âge »,
    La Compagnie Littéraire,‎

    (lire en ligne, consulté le
    )





  8. Raymond Thomassy,
    Essai sur les écrits politiques de Christine de Pisan : suivi d’une notice littéraire et de pièces inédites,

    p. 97
    , éd. Debécourt, 1838.


  9. ARLIMA, archives de littérature du Moyen-Âge


  10. Cf. Roubaud,
    coupple
    II,
    3e
     partie, p. 91




  11. Gilbert
    Ouy
    et Christine-M.
    Reno, «Identification des autographes de Christine de Pizan »,
    Scriptorium,
    vol. 34,
    northo
     two,‎
    ,
    p. 221–238
    (DOI10.3406/scrip.1980.1173, lire en ligne, consulté le
    )








  12. Gilbert Ouy, Christine Reno et Inès Villela-Petit,
    Album Christine de Pizan, Turnhout, Brepols,
    , 800p.
    (ISBN978-2-503-54315-4)


    .

  13. a b c d eastward f et yard

    Moreau et Hicks,
    La Cité des dames, p. 17-xviii

  14. a et b

    mercredi xxx juillet 2003,
    Christine de Pisan au cœur d’une querelle antiféministe avant la lettre
    par Micheline Carrier


  15. Yvan Chiliad. Lepage. « Christine de Pizan : du bon usage du deuil ». @nalyses, Comptes rendus, Moyen Âge. 2008-01-fifteen.


  16. [itinerairesdecitoyennete.org/journees/8_mars/documents/Christine_de_pisan.pdf Christine de Pizan]


  17. Gustave Lanson,
    Histoire de la littérature française, 1894


  18. Marie-Josèphe Pinet,
    Christine de Pisan, 1364-1430


  19. https://femmessavantes2.pressbooks.com/chapter/christine-de-pisan-femme-de-lettres-1365-1431/

  20. a b c et d


    «Christine de Pizan, la dame du XIVe siècle devenue icône féministe »,
    Le Monde.fr,‎

    (lire en ligne, consulté le
    )





  21. Les recherches féministes outre-Atlantique vont, à la fin du XXe siècle, porter Christine sur le devant des études universitaires. Il y a aujourd’hui une société des amies et amis de Christine de Pizan qui organise des colloques tous les trois ans et favorise la diffusion de ses œuvres, des sessions sur l’écrivaine au grand forum médiéviste de Kalamazoo, aux États-Unis.
    ” dans

    Thérèse Moreau, «Promenade en Féminie : Christine de Pizan, united nations imaginaire au féminin »,
    Nouvelles Questions Féministes,
    vol. Vol. 22,
    northwardo
     2,‎

    (ISSN0248-4951, lire en ligne, consulté le
    )






  22. Au XXe siècle, ce furent les féministes, en particulier aux Etats-Unis, qui propulseront Christine sur la scène académique. Aujourd’hui encore, les congrès internationaux nous démontrent qu’elle est moins étudiée en France qu’ailleurs.” dans

    SisypheThérèse Moreau,
    écrivaine, «Sisyphe – Christine de Pizan, prestigieuse écrivaine du Moyen Âge », sur
    sisyphe.org
    (consulté le
    )





  23. Notice bibliographique Le Livre de la Cité des dames / Christine de Pizan ; trad., introd. par Éric Hicks et Thérèse Moreau | BnF Catalogue général – Bibliothèque nationale de France



  24. «Catalogue SUDOC », sur
    www.sudoc.abes.fr
    (consulté le
    )





  25. Le Livre des trois vertus de Christine de Pizan et son milieu historique et littéraire, Paris, Honoré Champion, 1912, 375 pages, collection Bibliothèque du

    XV
    e
     siècle.



  26. Macmillan’s Mag,
    vol. LIII, 1886,
    p. 264-267, repris in
    Littell’s Living Historic period, CLXVIII, 1886,
    p. 730-738 lire en ligne



  27. Le Livre des Trois Vertus de Christine de Pisan
    sur
    Gallica


  28. Voir Mathilde Laigle#Une thèse personnelle sur Christine de Pisan


  29. Régine PernoudChristine de Pisan, Calmann-Lévy, Paris, 1982.


  30. Livre de la cité des dames


  31. http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/tag/christine+de+pisan


  32. http://www.elianeviennot.fr/Articles/Viennot-Christine.pdf



  33. «Brooklyn Museum: Christine de Pisan », sur
    www.brooklynmuseum.org
    (consulté le
    )






  34. (en)
    «Jean Pierre Vibert Rose : Christine de Pisan », sur
    Jean Pierre Vibert
    (consulté le
    )





  35. «Les rues de Paris | rue Christine-de-Pisan | 17e arrondissement », sur
    www.parisrues.com
    (consulté le
    )





  36. «adresse.data.gouv.fr », sur
    adresse.data.gouv.fr
    (consulté le
    )





  37. «Accueil », sur
    www.mediatheque-poissy.fr
    (consulté le
    )





  38. «Bibliothèque OUEST Christine-de-Pisan | Médiathèques coeur de ville Sud-Est-Ouest », sur
    biblio.vincennes.fr
    (consulté le
    )





  39. «https://twitter.com/idnum/status/1483850294899494924 », sur
    Twitter
    (consulté le
    )





  40. Le Livre de la Mutation de fortune
    sur
    Gallica





  41. (en)
    Robert Mills,
    Seeing sodomy in the Middle Ages, États-Unis, Chicago University Press,

    (ISBN978-0-226-16912-5,
    0-226-16912-Ten
    et
    0-226-16926-X, OCLC871670498, lire en ligne)
    ,
    chap. 2
    (« Transgender times »)






  42. Colette Beaune et Élodie Lequain, « Marie de Berry et les livres », dans Anne-Marie Legaré, éd.,
    Livres et lectures de femmes en Europe entre Moyen âge et Renaissance, Turnhout, Brepols, 2007, p. 49.



  43. «Chantilly, Musée Condé, 0494 (0567) », sur
    initiale.irht.cnrs.fr
    (consulté le
    )




  44. Cascade consulter en ligne : https://bvmm.irht.cnrs.fr/consult/consult.php?mode=ecran&reproductionId=16078&VUE_ID=1404432&panier=false&carouselThere=false&nbVignettes=4×3&page=1&angle=0&zoom=&tailleReelle=



  45. «Calames », sur
    world wide web.calames.abes.fr
    (consulté le
    )


Voir aussi

[modifier
|
modifier le code]

Articles connexes

[modifier
|
modifier le lawmaking]

  • Femmes de la noblesse
  • Mathilde Laigle
  • Littérature française du Moyen Âge, Littérature médiévale française

Liens externes

[modifier
|
modifier le lawmaking]



O Dure Mort Christine De Pisan

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_de_Pizan

Ce site utilise des cookies pour améliorer la convivialité. Vous acceptez en utilisant le site Web plus loin.

Politique de confidentialité des cookies