Bâtiment Construit Pour Un Dieu Ou Une Personne Divinisée

Bâtiment Construit Pour Un Dieu Ou Une Personne Divinisée


LES TEMPLES – xi pages


1000�n�ralit�due south




– Deux types de temples


Il existe deux sortes de temples : les
temples divins
consacr�s �  un dieu (exemple Amon � Karnak) et les
temples fun�raires
(exemple le temple fun�raire de la reine


Hatshepsout �


Deir El-Bahari
) consacr�due south au culte du pharaon de son vivant et apr�s sa mort. Les temples divins sont connus � partir du Moyen Empire, mais seuls les temples du Nouvel Empire ont subsist�.

LE  TEMPLE   DIVIN

De yard�me, il y a deux types de temples divins :

Les temples solaires
: ce sont des temples � ciel ouvert afin que la lumi�re du soleil les inonde. Les plus anciens sont ceux de la V�me dynastie, le mieux conserv� est celui d’Abou Gor�b. Au Nouvel Empire, le pharaon Am�nophis Four (Akhenaton) renoue avec les temples solaires dans sa capitale d’Amarna : des centaines d’autels � ciel ouvert couverts d’offrandes southward’offrent aux rayons du soleil.
– Les temples les plus r�pandus sont les
temples � cella, ce sont ceux dont nous parlerons ici.



Les principaux temples divins :


Lieu


Dieu

ABYDOS
OSIRIS
HELIOPOLIS
RE
HERMOPOLIS
THOT
KARNAK
AMON
LOUXOR
AMON-R�, MOUT, KHONSOU (la triade th�baine)
MEMPHIS
PTAH
DENDERAH
HATHOR
EDFOU
HORUS
EL KAB
NEKHBET
ESNEH ELEPHANTINE
KOM OMBO
SOBEK et HAROERIS
PHILAE
ISIS
NEITH SAIS



– La demeure du dieu :



Dans fifty’Egypte antique, les dieux due north’habitent pas au ciel mais sur terre. Cependant, ils ne vivent pas au contact des hommes, mais cach�southward dans des lieux clos qui leur sont propres : les temples. Le temple est le lieu contact entre le monde imaginaire des dieux et le monde r�el des hommes. Le dieu habite plus pr�cis�ment dans sa statue �rig�eastward dans une pi�ce retir�e du temple, not accessible aux fid�les : le naos.



– Le maintien de l’�quilibre du monde :


La fonction primordiale du temple est de pr�server l’�quilibre de l’univers, la Ma�t. Le pharaon a la lourde responsabilit� de cette t�che. Cascade cela, il doit s’assurer du concours des dieux. Dans ce just, le pharaon construit united nations v�ritable palais (le temple) cascade le dieu qui doit fifty’aider dans sa t�che. En nourrissant la puissance du divin par les offrandes, le pharaon sait que le dieu aura la force due north�cessaire pour maintenir les cycles de vie : renaissance du soleil chaque jour, retour annuel de la crue du Cipher… Si les rites sont bien accomplis, en retour, le dieu donnera au pharaon la sant� et la force de bien gouverner le pays. Mais si la force du divin north’est pas entretenue, il y  a rupture de 50’�quilibre et l’univers peut retourner au chaos d’avant la cr�ation. Sans le lien pharaon-dieu dans le temple, la vie n’est donc pas possible en Egypte.



– Un monde clos qui symbolise le monde r�duit en ordre parfait :




Contrairement aux �glises actuelles, le temple �gyptien n�est pas un lieu de culte ouvert, c�est un monde clos, r�serv� au clerg�. Une imposante enceinte de briques crues d�limite l’espace du temple et 50’isole de la ville.
Le temple reproduit le monde en r�duction (le microcosme) :

. le
terrain
sur lequel il est construit repr�sente la butte primordiale
. le
lac sacr�
repr�sente le substantive, 50’oc�an primordial
. le
sol
repr�sente la terre nourrici�re o� poussent les tiges de papyrus mat�rialis�es par


les f�ts des colonnes
. les deux massifs de pierre (moles) du
pyl�ne
(porte d’entr�e) sont identifi�s aux d�esses Isis et Nephtys et �voquent les deux � montagnes de fifty’horizon � entre lesquelles circule le soleil chaque jour
. les
plafonds
�toil�s symbolisent le ciel nocturne
. le
sanctuaire
symbolise l’horizon



– Un monument en pierre :


Contrairement au palais du pharaon et aux demeures des Egyptiens, le temple north’est pas construit en briques crues mais en pierre, tout du moins d�s que l’utilisation de la pierre en architecture ait �t� invent�e. Cela montre 50’importance que les Egyptiens accordaient aux dieux. Le temple devait �tre united nations monument �ternel. Sans temples, pas de dieux. Sans dieux : le chaos.



– Des fonctions multiples :


Nous venons de montrer que la fonction primordiale du temple est

religieuse
. Le temple permet de maintenir fifty’ordre du monde.
Mais le temple ne se limite pas � l’enclos sacr� r�serv� aux dieux et aux pr�tres, il est constitu� de nombreux b�timents annexes en briques et pourvu d’un imposant domaine agricole.
Les autres fonctions du temple :
. fonction �conomique
: le temple se suffit � lui-m�me, il vit en autarcie compl�te, c’est united nations centre d’exploitation agricole poss�dant ses champs, sa basse-cour, ses troupeaux. Les terres sont cultiv�es par des paysans qui appartiennent au temple. Les artisans se chargent de l’entretien des b�timents et de la confection du mat�riel. Le temple peut m�me poss�der des carri�res ou des mines dans les pays �trangers (le temple de Karnak poss�dait des mines d’or en Nubie). Toutes ces ressources enrichissent les temples et conf�rent aux pr�tres une grande puissance. Il make it g�me que les grands temples d�passent les ressources du tr�sor purple. Voir un exemple de richesse d’un temple
. fonction culturelle
: le temple est un v�ritable conservatoire du savoir, il emploie de nombreux scribes recopiant les manuscrits anciens, compilant les ouvrages th�ologiques scientifiques et litt�raires. Les centres de culture dans les grands temples sont appel�due south � Maison de vie �. Le temple forme ses scribes dans ses propres �coles.
. fonction politique :
la richesse �conomique, la puissance intellectuelle et religieuses permettent aux grands pr�tres d’intervenir dans la vie politique. Le temple est un Etat dans 50’Etat et le pharaon n’a pas toujours les moyens de s’opposer au thou pr�tre de Th�bes. United nations seul pharaon (Akhenaton) a tent� de s’affranchir du temple d’Amon mais son exp�rience n’a pas perdur�.





Un programme qui se normalise au Nouvel Empire :



Le temple n’a pas united nations programme immuable et ses dimensions sont tr�south variables, il peut �tre modeste (une entr�east et une chambre pour united nations petit dieu dans une petite ville) ou grandiose (un v�ritable palais pour le dieu de la capitale). Toutefois, malgr� une grande vari�t� de constructions, au Nouvel Empire, le plan se normalise et tous les grands temples tendent � se ressembler.
Le temple proprement dit est construit sur un axe, le plus souvent rectiligne, qui conduit jusqu’au naos (la partie la plus sacr�e du temple). Le temple north’est pas construit selon une orientation d�finie, il est avant tout tourn� vers le Nil pour faciliter le d�roulement des f�tes religieuses qui se tiennent sur le fleuve (voir la f�te de 50’Opet par exemple). Cependant, le naos doit �tre tourn� vers 50’orient o� rena�t chaque matin le Soleil. Voir une pr�cision sur l’orientation des monuments




Remarque : ce plan est un plan type mais chaque temple � ses particularit�s, les temples les plus grands poss�dent par exemple plusieurs pyl�nes, plusieurs cours et souvent trois salles hypostyles. Les ob�lisques ne sont pas toujours pr�sents devant le pyl�ne et le temple poss�de souvent un lac sacr�. Le temple comprend aussi beaucoup de pi�ces annexes qui servent de magasins et renferment les objets de culte, elles peuvent aussi servir de chambre aux pr�tres ou de chapelles pour des dieux secondaires.



Temple de Karnak (les sphinx ont ici une t�te de b�lier)

Pour acc�der au temple, on emprunte une
all�e
(le dromos)
bord�e de sphinx. Les sphinx sont cens�south prot�ger le temple.

L’entr�eastward proprement dite du temple se pr�sente sous la forme d’un
pyl�ne, construction massive sur laquelle figure tr�s souvent le pharaon qui triomphe des ennemis de l’Egypte. Devant les deux moles du pyl�ne, sont �rig�south des
ob�lisques, symboles solaires (rayon solaire fig�) et des statues monumentales du pharaon fondateur.

Pass� le pyl�ne, on entre dans une
cour
� ciel ouvert bord�e de colonnes et de portiques. C’est le seul endroit du temple o� sont admis les fid�les les jours de f�tes.
Par un large vestibule, on acc�de � la
salle
hypostyle
o� ne sont admis que les pr�tres qui officient dans le temple. Le antechamber est particuli�rement bien gard� machine c’est la zone de contact entre la cour (le monde ext�rieur) qui est le lieu de toutes les souillures possibles et 50’espace divin, domaine de puret� par excellence.



Naos du temple d’Edfou

On entre ensuite dans la
salle de la barque
sacr�eastward, puis la salle des offrandes
qui conduit � la pi�ce ultime : le
sanctuaire
o� se trouve la statue du dieu . La statue est le plus souvent enferm�due east dans un naos monolithe. Le sanctuaire se trouve sur 50’axe de sym�trie qui passe entre les deux pyl�nes (les Egyptiens adorent la sym�trie).

Le sol du temple south’�l�ve de pi�ce en pi�ce, si bien que le plafond semble southward’abaisser. 50’obscurit� augmente au fur et � mesure que l’on approche du sanctuaire. Ce chemin symbolise la rencontre entre le ciel et la terre, celui qu’emprunte le soleil dans sa marche journali�re (de la lumi�re, � l’obscurit�).




– Le clerg�


Th�oriquement, le culte de chaque dieu devrait �tre rendu par le pharaon car il  est le seul pr�tre reconnu par les dieux. Pratiquement, le pharaon ne peut pas �tre pr�sent dans tous les sanctuaires � la fois, il d�l�gue donc sa fonction religieuse aux grands pr�tres qu’il choisit. Ces grands pr�tres (ou “premiers proph�tes”) ont le pouvoir ensuite de recruter les pr�tres subalternes. La plupart des pr�tres le sont de p�re en fils, mais il est possible aussi d’acheter une charge de pr�tre. Le nombre de pr�tres adhere�s au temple varie selon l’importance du temple (de un � plusieurs centaines).

Les pr�tres se divisent en deux : les “p�res divins” qui accompagnent la statue du dieu lors des processions et les “purifi�s” qui s’occupent du culte du dieu dans le temple. Les purifi�s sont r�partis en quatre ou cinq �quipes (ou “phyl�”) qui se relaient chaque mois dans le temple. Chaque pr�tre north’assure donc pas plus de trois mois de service par an.
On trouve aussi d’autres cat�gories de pr�tres : pr�tres lecteurs (qui r�citent le rituel), pr�tres astronomes…
Le pr�tre est un fonctionnaire et n’a pas de privil�ges particuliers, il peut cumuler une fonction civile avec sa fonction religieuse ; en dehors du temple il g�ne une vie identique aux autres Egyptiens, il peut se marier et avoir une famille.

Dans le temple, espace pur par d�finition, les pr�tres doivent observer des r�gles de puret� tr�due south strictes : ablutions deux fois le jour et deux fois la nuit, cr�ne enti�rement ras�, circoncis, abstention de relations sexuelles, respect des interdits alimentaires, v�tements de lin pur… Lire le texte d’H�rodote
Les femmes peuvent exercer la fonction de pr�tresse. Elles d�pendent directement de 50’�pouse royale.




– L’organisation du culte

Le culte se d�roule suivant des r�gles liturgiques strictes communes � tous les temples et selon des horaires tr�s pr�cis. Cascade ce faire, tout sanctuaire doit poss�der des structures permettant les observations astronomiques north�cessaires � l’�tablissement du calendrier. Ce sont les “horologues” qui ont la mission de d�terminer l’heure pr�cise des c�r�monies en observant les �toiles. Les c�r�monies se tiennent au moment pr�cis o� le soleil (image du dieu R�) se tient dans les trois positions remarquables : au lever (le soleil est Kh�pri), au z�nith (le soleil est R�), au couchant (le soleil est Atoum).
Le culte rendu au dieu south’apparente � la vie quotidienne des hommes.
Au lever du jour, le chiliad pr�tre p�n�tre dans le temple par le milieu. Avant d’entrer dans la salle hypostyle, il se purifie par des libations d’eau pure et s’applique des fumigations de r�sine de t�r�binthe pour chasser les mauvais esprits. Accompagn� de quelques servants, le grand pr�tre se dirige vers le sanctuaire en br�lant de l’encens et en r�citant les formules magiques appropri�es. Apr�southward avoir v�rifi� les objets du culte, la barque divine en particulier, le g pr�tre p�northward�tre seul dans le sanctuaire. Pendant ce temps, les pr�tres lecteurs entonnent 50’hymne du matin
� �veille-toi, grand dieu, �veille-toi pacifique ! �.
Puis le g pr�tre brise les scell�due south en argile qu’il a appos�due south la veille sur les portes du naos dans lequel se trouve la statue du dieu. Il salue le dieu et l’embrasse cascade r�veiller le ba (50’�me) endormi du dieu. Par ce contact, le pr�tre fait passer son Ka (l’�nergie vitale du pharaon qu’il repr�sente) dans le vivant de la statue. Les offrandes de la veille sont alors sorties, elles peuvent �tre r�parties pour les divinit�south secondaires.

La statue du dieu est plac�e sur du sable humide qui rappelle les eaux primordiales. Elle est alors d�shabill�e, purifi�e, parfum�e et habill�east avec des v�tements propres sur lesquels on d�pose les bijoux rituels. Vient ensuite le rite de l’ouverture de la bouche qui rend vie european union dieu et la pr�sentation de la croix ankh qui renouvelle le bicycle de vie. Apr�s de nouvelles purifications et fumigations, la statue est replac�e dans le naos. Les offrandes* du nouveau repas sont d�pos�es sur un autel en pierre qui se trouve confront � la statue, elles servent � nourrir le ka du dieu. Tout ce c�r�monial southward’accompagne de chants et de pri�res.
* Les offrandes alimentaires sont celles du repas du pharaon : pain, viande de boeuf, canard, bi�re, eau, fruits…
Quand l’office est termin�, le pr�tre se retire en marchant � reculons et efface les traces de ses pas avec un balai (h�d�north) compos� de plantes odorif�rantes qui ont cascade mission de chasser les parasites qui auraient pu s’introduire dans l’espace sacr�.
A midi, la statue est � nouveau purifi�e, elle re�oit des libations et des fumigations d’encens.
Le soir, quand le soleil se couche, on r�p�te la c�r�monie du matin. Puis, la statue du dieu est � nouveau enferm�e dans le naos qui est scell� jusqu’au lendemain matin.
Lors des grandes f�tes, la statue du dieu par�e de tous ses bijoux est d�pos�e dans un naos portatif plac� sur la barque divine port�e par des pr�tres. Le dieu est alors port� en procession � l’int�rieur de l’enceinte. La foule est admise � cette manifestation et elle peut g�me poser des questions au dieu (ce sont les pr�tres porteurs qui traduisent les r�ponses du dieu). Le dieu peut �tre port� dans la ville, hors du temple, et m�me dans d’autres villes. Ainsi, lors de la � belle f�te de la Vall�east �, le dieu Amon de Karnak s’embarquait avec son cort�ge sur le Nil et allait visiter les temples de la rive gauche.
Le merely essentiel du culte est de conserver le dieu en bonne sant� afin qu’il soit apte � remplir sa mission de maintenir fifty’�quilibre du monde (la Ma�t). Le dieu a besoin des hommes, tout comme les hommes ont besoin du dieu. Les Egyptiens disaient de Chiliad�at qu’elle �tait la nourriture des dieux. M�at est effectivement pr�sente pr�s de la statue du dieu, elle symbolise l’offrande. Lors de l’offrande supr�me, qui se nomme “M�at, le pr�tre pr�sente une corbeille � la divinit� dans laquelle se trouve une statuette de M�at et il r�cite une pri�re en son honneur :

“Ma�t est venue pour demeurer sans cesse avec toi. Ma�t est toute la identify qui t’appartient pour que tu te reposes sur elle. Tu rajeunis � sa vue, tu vis du parfum de sa ros�east. Ma�t est plac�e comme porte-bonheur � ta poitrine. Ton �il droit est Ma�t ; ton �il gauche est Ma�t, tes chairs et tes membres sont Ma�t ; les souffles de ton instinct et de ton intelligence sont Ma�t. Ta nourriture, c’est Ma�t. Ta boisson, c’est Ma�t. Combien stable est Ma�t, qui est unique. C’est toi qui l’a cr��east. Il north’y a nul autre dieu qui la partage avec Toi, except� Toi, �ternellement “.




– La fondation du temple


C’est exclusivement au pharaon, chef religieux du pays, grand b�tisseur, que revient la fondation des temples. Les rites de fondation sont nombreux et complexes, ils sont attribu�s � Imhotep. C’est le pharaon qui accomplit lui-m�me tous les rites, assist� des pr�tres.
Il faut d�j� trouver le bon emplacement : endroit o� est n� un dieu, colline remarquable, pr�sence d’une source, proximit� d’une ville…
Il faut ensuite d�terminer le plan du temple et son orientation pr�cise � l’aide de savants calculs astronomiques.
Avant de commencer la construction, le pharaon doit purifier 50’espace sacr� en r�pandant du gypse et positionner les piquets d’angle qui d�limitent le plan � l’aide d’une corde.

Le pharaon, ici la reine Hatshepsout, d�limite avec une corde le terrain o� se dressera le temple. Pour cette t�che, il est assist� de la d�esse de l’Ecriture et du Calcul, Sechat.

Relief de la “chapelle rouge” de Hatchetpsout, Karnak.

Ensuite, il creuse la tranch�e de fondation jusqu’� la nappe phr�atique cascade atteindre les eaux primordiales du noun. Le roi d�pose du sable dans la tranch�eastward cascade consolider les fondations. Aux angles du temple (qui repr�sentent les quatre directions du creation), dans la tranch�due east, sont d�pos�s des objets qui vont symboliser les racines vivantes du temple (l’image de la Butte primordiale �merg�e du Anarchy) : vases en or et en silvery, pierres pr�cieuses diverses. Une premi�re brique de fondation, o� est inscrite la titulature royale, atteste de l’identit� du fondateur du temple.

Les pr�tres proc�paring ensuite au rituel de purification cascade �carter les forces du mal et �liminer toute contagion du monde ext�rieur.
La construction termin�eastward, le pharaon doit inaugurer le temple : il ouvre le sanctuaire et d�pose la statue du dieu dans le naos. Il proc�de ensuite � la premi�re offrande de Ma�t pour que le dieu accomplisse son devoir. La liturgie sera ensuite transf�r�e au grand pr�tre qui accomplira les rites au nom du pharaon fondateur.



Le pharaon creuse la tranch�e de fondation
Temple de Denderah
Photograph Alain Guilleux



Le pharaon verse le sable dans la tranch�e de fondation
Temple de Denderah
Photograph Alain Guilleux




– La d�coration du temple


Le temple, avec tous ses murs, toutes ses salles offre un support id�al d’expression. La quasi totalit� de cet espace est recouvert de reliefs.
Le
pyl�ne
est fifty’�50�ment le plus massif, on le rep�re de loin et il peut �tre vu par tous. Le pharaon employ donc cet espace pour sa gloire et sa propagande, c’est une sorte de panneau publicitaire id�alement plac�, g�emmet et indestructible.
Le pharaon est souvent repr�sent� sur le pyl�ne en massacreur des ennemis traditionnels de l’Egypte. Cette sc�ne symbolise le triomphe de l’ordre universel sur les forces du chaos. Le pharaon est ainsi glorifi� pour la mission dont il est investi. Les statues colossales du pharaon devant le pyl�ne renforcent le r�le �minent du pharaon.

Pharaon massacre les ennemis

Karnak, Temple d’Amon R� – Seven�me pyl�ne – 18�me dynastie – vers 1450 av JC.
Largeur du pyl�ne : 63 m.
Sur le pyl�ne ouest, le pharaon Thoutmosis III tient une massue au-dessus de sa t�te pour assommer les ennemis de l’Egypte qu’il tient par les cheveux. Les inscriptions sous ses pieds �num�rent les peuples vaincus.

A l’int�rieur du temple, non accessible au public, les sc�nes repr�sent�es deviennent exclusivement religieuses : il s’agit le plus souvent de sc�nes montrant le pharaon pr�sentant les
offrandes alimentaires
au dieu du temple ou encore l’encensant.

Sc�ne d’offrandes alimentaires : le pharaon pr�sente les vases “nou”

(temple de Louxor)

Au-dessus des portes, le
scarab�e ail�, prot�geant le temple de ses ailes est fr�quemment repr�sent�.

Le scarab�eastward ail� est ici associ� au cobra protecteur (temple de Kom Ombo)

Les
colonnes
sont elles-m�mes un support cascade l’iconographie et leur vari�t� accentue l’effet d�coratif.
A l’origine, les colonnes �taient en bois ; en passant � la pierre (gr�ce � Imhotep) on a gard� l’aspect des premi�res colonnes servant � soutenir les toits des maisons.
Le f�t peut reproduire plusieurs types de five�grand�taux : tige de papyrus (parfois en faisceaux), tige de lotus, tronc de palmier. Le f�t peut �tre cannel�.
Les chapiteaux reproduisent aussi des �l�ments de v�grand�taux : boutons de lotus, ombelles de papyrus ferm�es ou ouvertes, palmes.
Les unequal�rents types de colonnes :
– la colonne
lotiforme
: le f�t est fascicul� de quatre � six tiges de lotus � bouton ferm� li�es par des bandeaux
– la colonne
papyriforme ferm�e
(� partir du Moyen Empire) : en forme de fleurs de papyrus ferm�es
– la colonne
campaniforme (ou papyriforme ouverte)
: elle repr�sente une ombelle de papyrus �panouie
– la colonne
palmiforme
(de 50’Ancien Empire) : colonne massive au f�t cylindrique et avec le chapiteau se terminant par neuf feuilles de palmes ligatur�es s’�vasant � la partie sup�rieure
– la colonne
composite
(� l’�poque tardive) : elle rassemble tous les 5�k�taux � la fois
On trouve encore :
– la colonne
hathorique
: le f�t repr�sente united nations sistre et les quatre faces du chapiteau comportent le visage de la d�esse Hathor
– la colonne
protodorique
(du Moyen Empire) : colonne tr�s massive avec un f�t polygonal � seize faces
Papyriforme ferm�e Campaniforme Palmiforme Composite Lotiforme



1

: chapiteau imitant des fleurs de papyrus.

two

: godron (ornement creux ou saillant)

iii

: d� (cube de pierre ).

iv

: corbeille en forme de cloche renvers�e peinte alternativement d’united nations bouton de lotus et d’une fleur de lotus.

v

: corps du chapiteau.

6

: colonne monostyle.

7

: chapiteau palmiforme grade� d’united nations rang de feuilles de palmiers.

8

: feston (guirlande de feuilles ou fleurs).

9

: chapiteau composite form� d’une corbeille portant deux rangs de feuillages.

10

: chapiteau lotiforme class� d’une corbeille peinte de fleurs de lotus.


Les chapiteaux des temples consacr�s � la d�esse
Hathor
sont orn�s sur leurs quatre faces d’une t�te de vache ou de Hathor avec une t�te de femme comme ci-contre.
Hathor est la seule divinit� � �tre repr�sent�e de face car sa figure �voque le rayonnement solaire
Au-dessus de la t�te, on trouve l’prototype du sistre-porte (

“sekhem”)

en forme de naos qui rappelle l’ancienne idole Bat.
Les quatre faces du pilier repr�sentent :
– les quatre coins du ciel : Hathor r�git le monde dans les quatre directions cardinales
– les quatre aspects d’Hathor selon la mythologie : la d�esse lionne an�antissant les ennemis du soleil (50’oeil de R�), la d�esse de la renaissance et de 50’amour, la protectrice des foyers et la nourrice royale, le cobra qui incarne la beaut� et la jeunesse.

Amusez-vous � identifier les diff�rents types de colonnes



La
statuaire
est �galement tr�s pr�sente dans les temples, on y trouve principalement des statues de dieux ou de pharaons. Les statues de divinit�southward ont presque toujours disparues motorcar elles �taient compos�es de mat�riaux pr�cieux : or, argent, pierres pr�cieuses… La statue de la divinit� north’est pas consid�r�e comme une simple effigie mais comme le back up d’une pr�sence r�elle, ce qui est sculpt� devient vivant.

Le temple fun�raire est vou� au culte du pharaon apr�s sa mort (et non � sa south�pulture comme pourrait le faire croire le mot). Ce type de temple a pris des formes diff�rentes selon les �poques.

– Dans l’
Ancien Empire
, le temple fun�raire est accol� � la pyramide, en thousand�n�ral � la face est. Une chapelle, situ�e au fond de fifty’�difice, contient la statue du pharaon qui re�oit un culte identique � celui du dieu (voir plus haut).
– Au

Nouvel Empire
, le temple fun�raire du pharaon n’est plus accol� � sa tombe, il se trouve beaucoup plus loin de la tombe (hypog�e) situ�east dans la Vall�e des Rois. Le temple fun�raire est construit pr�s de Th�bes sur la rive ouest, � la lisi�re des terres fertiles, et southward’appelle d�sormais “Ch�teau (ou temple) de millions d’ann�es“. Dans ce type de temple, on rend un culte au pharaon divinis�
de son vivant
pour fortifier son ka et son ba. Le temple est en effet la demeure du ka du pharaon, de son �nergie vitale mat�rialis�e par les images et les statues qui le repr�sentent.
Le culte du pharaon (assimil� ici � Amon) se continue april�due south sa mort. Chaque matin, le ba, l’�me du d�funt, quitte le corps momifi� dans l’hypog�e cascade se rendre au temple afin de se nourrir des offrandes d�pos�es par les pr�tres. Au fond, du sanctuaire, une fausse porte permet au ba de rentrer chaque jour dans le temple.
Lors de la f�te de l’Opet, le dieu Amon rend visite � tous les pharaons qui poss�dent un ch�teau de millions d’ann�es.



Quelques temples fun�raires :


Lieu


Pharaon


GOURNAH
SETHI Ier
DEIR EL-BAHARI
HATSHEPSOUT

RAMESSEUM

RAMSES II

MEDINET HABOU

RAMSES III

MALGATA

AHMENHOTEP
LES COLOSSES DE MEMNON
AMENOPHIS Iii


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Bâtiment Construit Pour Un Dieu Ou Une Personne Divinisée

Source: http://jfbradu.free.fr/egypte/LES%20TEMPLES/LES%20TEMPLES.php3#:~:text=Le%20temple%20fun%C3%A9raire%20est%20construit,son%20ka%20et%20son%20ba.

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