Le Journal D Un Clone Analyse

Le Journal D Un Clone Analyse



HenryWar

Encore un livre � p�dagogique � offert par Hatier aux enseignants du secondaire. Je me r�p�te probablement : j’ignore si les professeurs southward’en servent pour commander par s�ries, mais, dans une soci�t� capitaliste o� fifty’on north’offre jamais rien cascade rien, on doit admettre qu’un �diteur est un commer�ant et supposer qu’il trouve certainement � gagner en contrepartie de ses pr�sents.
Je crois avoir dit ailleurs que je ne me sers jamais de ces sp�cimens cascade demander un achat group� au CDI ou individuel aux �50�ves (je travaille m�me sans manuel depuis toujours) : les livres des �diteurs-cascade-l’�ducation sont presque toujours laids et pas si bon march� qu’on croit (ici, payer 4,thirty � pour seulement six nouvelles) ; au surplus, on y trouve souvent des questionnaires et exercices inutiles r�dig�southward par des gens qui northward’y connaissent rien, due north’entendant qu’� peine les programmes scolaires et ignorant � peu pr�southward � qui ils due south’adressent, �l�ves comme enseignants � toutes choses qui suffiraient � thou�cher g�me un bon et bel ouvrage.
Je les lis cependant presque toujours, de fa�on que � on ne sait jamais � je ne passe pas par exception � c�t� de quelque chose de bien.
Ce recueil r�unit donc six r�cits d’auteurs contemporains plus ou moins sp�cialis�s dans la scientific discipline-fiction, avec dans l’ordre : Gudule, Fabrice Colin, �ric Simard, Pierre Bordage, Christian Grenier et Colette Jacques Veaux. Ce genre, selon moi, ne tol�re pas la one thousand�diocrit�, et on a eu tort d’en faire une poubelle pour adolescents o� ranger tout auteur dont l’imagination d�lirante l’emp�che de retenir sa logorrh�e d’invraisemblances : on a ainsi ab�thou�, par beaucoup trop d’indulgence, united nations genre qui convenait � des esprits rigoureux et visionnaires, et on l’a r�duit au foutoir d�class� des mauvais pulps et de la marchandise. Je crois en savoir quelque chose, �tant notamment un grand admirateur de Isaac Asimov, et je north’oserais pas, si je ne le connaissais point, dire autant de mal de ce qu’est devenu ce genre avec ses deux compagnons de route et d’infortune, la fantasy et la dystopie, sans au moins le recours � quelque modalisation mondaine et de bon aloi.
N’importe : j’ai lu avec consternation les trois premi�res nouvelles de ce recueil qui, sinon sont absolument nulles, du moins rel�vent d’united nations manque d’ambition intellectuelle et stylistique �vident. La palme du r�cit le plus atterrant, le moins stimulant, le plus b�cl�, revient � Thou. Simard, que j’ignorais auparavant � juste titre, et qui nous livre ici un texte moins litt�raire, notamment en termes de d�tails et d’id�es, que le travail d’united nations �l�ve de cinqui�me appliqu� � je prouverai bient�t cette assertion en pr�sentant united nations courtroom roman r�alis� par des adolescents de ce niveau : il se contente d’agglutiner sans pr�paration ni minutie des sc�nes exp�di�es et presque hallucinantes tant leur manque d’ambition et de cr�dibilit� rel�ve d’un enfant sans exp�rience. le texte de Gudule, quant � lui, est un emprunt caract�ris� � united nations ou plusieurs r�cits bien mieux �crits de Richard Matheson, et celui de Colin ne vaut que cascade son id�due east-titre north’apparaissant qu’en trois lignes vers la fin et pas du tout d�velopp� : les trois, comme il ne se devrait pas pour des nouvelles de qualit�, ne comportent pas de chute, facilit� d�concertante et importune.
Les trois ont toutes cascade d�faut, �l�mentaire dans la science-fiction et particulier autant qu’un vice notoire, de r�sumer longuement la base th�orique du monde o� a lieu l’intrigue au moyen d’explications d�connect�es de la situation initiale, au lieu de nous la montrer par quelques habiles descriptions ou naturellement au sein des dialogues et des actions, ce qui r�clame infiniment plus de patience et de soin. Vous avez fifty�, d’embl�e plaqu� en travers de la gueule, un condens� des quelques paradigmes qu’il faut retenir cascade savoir o� l’on se trouve, et sit�t ce gros morceau obligatoire d�barrass� comme united nations pensum, vous poursuivez sans plus d’app�tit des aventures assez grotesques et si peu logiques eu �gard au sens de notre civilisation et � son �thique qu’on n’y discerne pas la moindre trace d’anticipation five�ridique. Vraiment, il north’est pas donn� � tout le monde d’�tre united nations proph�te, mais united nations tant soit peu visionnaire ! Il y faudrait du moins un peu de r�flexion pr�alable�
Tous sont extraits d’un m�me recueil qu’il faut surtout ne pas acheter, intitul� les Visages de l’humain o�, et c’est le pire, ces r�cits ont certainement �t� jug�s les meilleurs, paru aux �ditions Mango (qu’on doit, si vous �tes comme moi, absolument continuer de ne pas conna�tre). Et ce north’est sans doute pas un hasard si les trois sont �galement pi�tres : des �crits de commande tr�s probablement, de purs alimentaires ordonn�due south � des �crivains populaires ; j’ai suppos� par ailleurs, mais peut-�tre avec un peu de pr�somption, que Mango est une filiale de Hatier (je ne puis 5�rifier dans 50’instant, la derni�re version de Windows en cours d’installation me faisant boguer toute tentative d’acc�southward � Net, la perp�tuelle saloperie !), raison pour laquelle il co�te moins cher � fifty’�diteur de recycler ces auteurs sous contrat que d’en embaucher d’autres et des meilleurs. Apr�southward tout, un �l�ve ne verra peut-�tre pas la unequal�rence entre un bon et un mauvais texte, et si Hatier conna�t rien qu’un peu les professeurs � qui il southward’adresse, il devine que, bien souvent, ces derniers lisent encore moins que ces premiers et ne font pas davantage la distinction.
Les trois autres nouvelles, heureusement, rattrapent un peu ce mauvais d�part, mais c’est toujours avec tr�s peu de manner et rien qui chiliad�rite d’�tre appel�, thousand�me de loin, art et labeur. J’ai pourtant bien censor, croyez-moi, que des coll�giens sont peu sensibles � la question du style, et je ne me fais pas du tout un devoir d’aborder cette question, futile � leurs yeux, durant mes cours ; mais un r�cit bien �crit traduit toujours quelque chose de la pens�e m�thodique qui fifty’a con�ue, sans thousand�me aller chercher des chinoiseries difficiles comme des figures � ni Male monarch, ni Matheson, ni Asimov ne passent pour des auteurs inaccessibles, et leurs �crits (au moins pour King ceux d’avant 2000) sont malgr� tout cisel�south avec un art de 50’efficacit� qui valorise les id�es qu’ils proposent. En l’occurrence, ces trois intrigues sont plus inspir�es et �labor�es, comportant notamment une chute pour deux d’entre elles. Ces deux-ci justement explorent le th�me de l’�ducation du futur, et la derni�re celui de l’esp�rance de vie dans un avenir en proie au risque de surpopulation. �videmment, chiliad�me les chutes ne sont pas �patantes, mais on passe une heure � les lire sans trop d’importunit�. de pareils r�cits sont, � la limite, des tremplins � r�flexions, mais qui n’en comportent gu�re par eux-g�mes, et ce n’est pas du tout � cause de leur forme courte. le probl�me, c’est que notre �poque contient nombre de gens qui �crivent � toute vitesse pour faire de fifty’argent entre deux campagnes de promotion, et il ne se peut pas que de pareils ouvriers disposent d’assez de temps et de concentration pour r�aliser, plus que des essais brouillons, ce qu’on appellerait enfin des � oeuvres �.


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mdeli

�tant prof, lu dans l’objectif de pr�parer mes cours. Je ne sais quelle nouvelle choisir cascade mes 3e puisque j’ai beaucoup aim� tout le recueil. J’ai particuli�rement appr�ci� La Classe de ma�tre Moda et la fa�on dont cette nouvelle ouvre sur la critique sociale. Dans united nations tout autre registre, Anna passe son bac fut tr�s agr�able et plut�t dr�le; pas mal pour �tudier une nouvelle un peu plus fifty�g�re en classe. Un recueil � la fois coh�hire et vari�. Petit b�mol pour les questionnaires de lecture qui ne sont pas toujours pertinents pour moi.



Vermeer

6 nouvelles d’auteurs diff�rents : Gudule, Fabrice Colin, Eric Simard, Pierre Bordage, Christian Grenier, Colette Jacques Veaux.
Elles abordent le th�me des clones, des grand�res porteuses, des cyborgs, de la g�due north�tique, des progr�s scientifiques et 1000�dicaux, de l’�ducation du futur, de la r�alit� virtuelle. le progr�southward est-il toujours b�n�fique ? A titre individuel ? collectif ? A qui profite-t-il ? Northward’y a-t-il pas des b�northward�ficiaires et de nouveaux esclaves ? quels sont les risques?

armand7000 armand7000
01 juillet 2019

– Je peux le prendre, 1000’man, au lieu qu’on le jette ? a demand� Julia.
– Qu’est-ce que tu en feras ? Il est inutilisable.
– Je le soignerai !
– Si �a t’charm� “
Elles due south’y sont mises � deux pour me transporter dans la chambre de Julia. Ah, �a, cascade d�rouiller, j’ai d�rouill� ! Surtout quand Julia m’a laiss� tomber juste sur mon bras cass� ! Mais bon, �a valait mieux que d’�tre balanc� dans le container !
On peut dire que Julia s’est donn� du mal, pour moi ! Le pot de chocolat � tartiner entier y est pass� ! Puis elle a entortill� mes fractures de bouts de chiffon et m’a fait des piq�res d’eau avec une vieille seringue rouill�east. Mais, malgr� toute sa bonne volont�, mes os se sont ressoud�s de travers et je suis rest� paralys�. Alors, depuis, elle me trimballe dans une vieille poussette et me donne � manger � la petite cuill�re, comme un b�b�.
De temps en temps, elle thousand’emm�ne en promenade. On va jusqu’au container, on �coute les one thousand�missements des clones encore vivants, et on revient. Peut-�tre qu’un jour, elle en aura marre de moi. Alors, elle me d�coupera, mettra mes morceaux dans un sac plastique et j’irai rejoindre mes fr�res – le tas de corps pas tout � fait morts et de membres �pars qui grouillent dans le noir – pour un dernier voyage avant le passage au lance-flammes. J’en r�ve parfois, la nuit, dans mes cauchemars. Et quand je me r�veille, je suis tout boulevers�.
J’ai tant de peine � 50’id�east de la quitter, ma Julia�


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Vid�o de  Gudule

Si je vous dis que mon m�tier, c’est biblioth�caire, �a vous �voque quoi ? Des lunettes ? United nations chignon ? Une personne qui adore fait “chuuuut !” ?

Et si fifty’on balayait les id�es re�ues ? Et si fifty’on partait � la d�couverte de biblioth�caires de fiction qui ont le pouvoir de changer une vie, pour le meilleur et pour le pire ? Venez, je vous emm�ne…

Le Journal D Un Clone Analyse

Source: https://www.babelio.com/livres/Gudule-Oeuvres-et-themes–Journal-dun-clone-et-autres-n/1144378

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